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Anecdote coquine sur Machiavel

28102008

Je suis en train de lire une Histoire du libertinage, des goliards au marquis de Sade, de Didier Foucault (Ed. Perrin, 2008) et je ne peux m’empêcher de partager avec vous un texte truculent que rapporte l’auteur, tiré de P. Larivaille (1975). L’action se situe dans l’Italie du XVème siècle et présente un homme qui rencontre une prostituée dans les couloirs (mal éclairés) d’un palais de Vérone . Cet homme, qui n’est autre que Machiavel, aurait certainement mieux fait de laisser la lumière éteinte … Post coïtum, anima … curiosa !

« Une fois resté seul dans le noir avec cette créature – car la vieille [maquerelle] était sortie aussitôt, fermant la porte derrière elle -, je tirai mon coup. Je lui trouvais bien les cuisses flasques, la motte humide et l’haleine un tantinet fétide, mais j’avais une envie si désespérée de la chose que cela alla quand même. Lorsque l’affaire fut terminée, l’envie me prit tout de même de voir la marchandise. Je pris un tison dans le feu et allumai un lumignon qu ise trouvait sur la cheminée. Mais à peine l’eus-je allumé qu’il faillit m’en tomber des mains. Grand Dieu ! Je faillis tomber raide mort, tant cette femme était horrible.

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Vicky Cristina Barcelona, jamais deux sans trois

26102008

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Je gage qu’il ne sera pas nécessaire de déployer des trésors de rhétorique pour vous convaincre d’aller voir Vicky, Cristina, Barcelona. Pour peu que le nom de Woody Allen seul peine à vous mener jusqu’au cinéma, vous ne resterez pas insensible à celui de Scarlett Johansonn, de Penelope Cruz, voire de Javier Bardem (il en faut pour tous les goûts), réunis dans un triangle artistico-érotique pour le moins caliente! Tout au long du film, c’est bien d’amour à trois dont il est question, dans ses combinaisons variées et chassés-croisés échangistes. Coquin plus que grivois, Woody Allen ne fait pas réellement l’apologie du triolisme, dont il montre les limites assez rapidement. En revanche, il braque la caméra sur la tierce personne qui se cache souvent derrière un couple, le consolide, le justifie ou le détruit. Comme si pour être deux, il fallait être trois. C’est sûr qu’on s’ennuie moins ainsi. Seul problème : la plupart du temps, il y en a un qui se croit deux quand ils sont trois … La conclusion du film est assez schoppenauerienne, teintée de cet humour amer et pessimiste qui caractérise Woody Allen : qu’elles soient à deux ou a trois, les relations amoureuses sont vouées à l’échec ou à la médiocrité.  Seule « consolation » : on se contente finalement assez bien de la médiocrité.




Lacrimosa

8102008

Régis Jauffret a écrit un roman épistolaire d’un genre particulier qui, à vrai dire, aurait pu s’intituler Lettres d’outre-tombe. Il s’agit, en effet, de la correspondance virtuelle entre un écrivain et sa maîtresse, qu’il a (mal) connue et qui s’est donné la mort. Le geste de la jeune femme demeure inexpliqué : c’est peut-être pour le comprendre que l’écrivain lui prête ses mots. La voix masculine revient sur le passé, en décrivant certains moments de cette liaison inaboutie, en imaginant les circonstances du suicide, qu’il fantasme plus qu’il ne connaît. Naturellement, il est à la recherche de quelque clé du geste fatal d’une maîtresse qu’il admet « ne pas avoir assez aimée », mais les questions se multiplient à mesure qu’il fouille le passé, et nulle réponse ne se dessine au bout de cette quête.

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