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Vicky Cristina Barcelona, jamais deux sans trois

26 10 2008

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Je gage qu’il ne sera pas nécessaire de déployer des trésors de rhétorique pour vous convaincre d’aller voir Vicky, Cristina, Barcelona. Pour peu que le nom de Woody Allen seul peine à vous mener jusqu’au cinéma, vous ne resterez pas insensible à celui de Scarlett Johansonn, de Penelope Cruz, voire de Javier Bardem (il en faut pour tous les goûts), réunis dans un triangle artistico-érotique pour le moins caliente! Tout au long du film, c’est bien d’amour à trois dont il est question, dans ses combinaisons variées et chassés-croisés échangistes. Coquin plus que grivois, Woody Allen ne fait pas réellement l’apologie du triolisme, dont il montre les limites assez rapidement. En revanche, il braque la caméra sur la tierce personne qui se cache souvent derrière un couple, le consolide, le justifie ou le détruit. Comme si pour être deux, il fallait être trois. C’est sûr qu’on s’ennuie moins ainsi. Seul problème : la plupart du temps, il y en a un qui se croit deux quand ils sont trois … La conclusion du film est assez schoppenauerienne, teintée de cet humour amer et pessimiste qui caractérise Woody Allen : qu’elles soient à deux ou a trois, les relations amoureuses sont vouées à l’échec ou à la médiocrité.  Seule « consolation » : on se contente finalement assez bien de la médiocrité.


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2 réponses à “Vicky Cristina Barcelona, jamais deux sans trois”

  1. 26 10 2008
    Christophe Girod (20:48:43) :

    Les muses de Woody Allen ont fait forte impression sur le réalisateur (en même temps, a qui ne feraient-elles pas de l’effet – ainsi la prestation de S. Johansson dans Match Point réveillerait-elle une statue de marbre). La lecture des truculents carnets du réalisateur est vivement conseillée !

  2. 2 12 2008
    Arshi (23:51:24) :

    On a pas vu le même film…
    Je n’ai tiré qu’une leçon de ce film : qu’on rêve de papillonnage ou de stabilité, on reste ce que l’on est. Ma théorie est étayé par le fait que le film se déroule sur une tranche de temps bien définie : les vacances d’été, un moment ou l’oublie est permis. Ne dit-on pas que l’homme ne change pas… il évolue !

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