C’est la faute aux hormones

31032009

ocytocine.jpg

Il y a des histoires qui commencent par un coup de foudre … Et d’autres qui ne doivent leur existence qu’au hasard d’une nuit de sexe plus ou moins accidentelle. D’ailleurs, la transition plan cul / couple plan-plan est plus fréquente qu’on ne le croit : à mon avis, c’est pour ça que Ted n’a toujours pas réussi, au bout de 4 saisons, à avouer à ses enfants comment il a rencontré leur mère ! C’est vrai que ce n’est pas très romantique, a priori (mais pourquoi pas…), de dire à ses collègues « Sylvie et moi ? On s’est rencontrés à l’été 2007, dans les toilettes du Makumba » ou d’avouer à ses parents « Euh … Roger ? Je l’ai connu sur Adult Friend Finder, j’ai tout de suite été intriguée par son pseudo : PussyEater69« . En fait, je suis secrètement convaincue que la majorité des relations amoureuses sont le fruit d’une inavouable trivialité …

Lire la suite… »




Le monoxyde de l’ennui

30032009

ennuigargouil.jpg

Quand je me sens déprimée, c’est-à-dire un jour sur deux en ce moment (ce qui est plutôt une bonne moyenne), j’en viens toujours à envisager d’aller voir un psy, une fois pour toutes. Et puis l’instant suivant, je me remémore cette phrase de Blaise Pascal, qui a le don de remettre les choses en perspective : « Tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos, dans une chambre. » Eh oui, ami humain, comprends bien : tu es malheureux parce que tu détestes t’ennuyer. Tu peux arrêter le Lexomil et reprendre une activité normale. Ca fera 150 €.

Evidemment, ce n’est pas aussi simple que ça, mais tout de même. L’ennui est un ennemi insidieux, comme le monoxyde de carbone : inodore et incolore, on le croirait inoffensif alors qu’il est toxique². Pourtant, c’est l’ennui qui nous pousse dans des aventures foireuses (qui ne s’est jamais retrouvé à une soirée loose et glauque, en compagnie de gens paranormaux, juste parce que non, un samedi soir à la maison, c’est pas possible?). Dans le film Ken Park, de Larry Clark, c’est l’ennui fatal qui pousse les jeunes d’une petite ville américaine à se droguer et à coucher avec n’importe qui.

Lire la suite… »




Le chocolat qui ne ment pas

30032009

chocolat.jpg

http://www.trendsnow.net/trends_now_/2009/02/chocolat-factory.html

 




D’autres vies que la sienne

27032009

ecarrere.jpg

Emmanuel Carrère a peut-être écrit le roman de sa vie, avec D’autres vies que la mienne (P.O.L.), à ceci près qu’il ne s’agit ni de lui ni d’un roman puisque « tout y est vrai ». L’auteur est témoin de destins brisés par la mort, dans ce qu’elle a de plus injuste et de plus violent : la catastrophe naturelle et la maladie incurable. Une petite fille est emportée par le tsunami,  une jeune mère de famille est terrassée par un cancer métastasé. Le hasard a voulu que les deux portent le prénom de Juliette. Le lecteur sensible, introduit dans l’intimité des familles endeuillées, pleure et s’émeut avec elles, se sent écrasé, parfois, par le poids du chagrin de ces morts qui ne le concernent pas. Sans doute sommes nous touchés parce que chacun éprouve l’angoisse que les siens puissent être touchés, eux aussi. A la place de ce couple qui perd son enfant, ou du mari qui voit sa femme partir dans des douleurs atroces, il est difficile de dire quelle posture serait la nôtre : hébétude, déni, colère, désespoir ?

La beauté de cet ouvrage, et ce qui le sauve du pathos, est de mettre à l’honneur des stratégies de survie par l’action, l’entraide, l’affection. Dès lors on bascule vers une toute autre dimension du récit, pleine d’espoir et de lumière, où la vie triomphe de tout. Bien sûr, le deuil n’est pas l’unique thème de cet ouvrage, dont une large partie est consacrée à la vie de Juliette : ses maladies et son agonie, son mari et leur drôle de romance, son ami Etienne, juge, handicapé et cancéreux tout comme elle. Curieusement, ce livre donne envie de croire à l’amour et au couple, si souvent détricotés dans la littérature française. L’amour véritable, semble dire E. Carrère, se révèle dans l’épreuve, la catastrophe construit le couple, qui n’est qu’une forme de résistance active au malheur.




Drôles de Statuts

27032009

generatus.png

Ami lecteur, chère lectrice, il y a une chance sur deux pour que tu aies un compte sur Facebook. Tu n’es peut-être pas un facebookeur compulsif et obsessionnel, mais tu sais sans doute ce qu’est un statut. Pour les autres, il s’agit d’une petite phrase qui accompagne ton nom, qui décrit ton humeur, ce que tu es en train de faire ou qui te permet tout simplement d’envoyer des messages cryptiques à tes potes (ou des private jokes avec toi même).

Les statuts sont devenus un mode de communication à part, une épreuve imposée dans la démonstration de sa virtuosité créative. Toutefois, si l’inspiration ne vient pas, on peut toujours se donner un coup de pouce. Il existe désormais des sites qui recensent les meilleurs status FB, tels que www.generatus.com ou http://facebookstatus.blogspot.com. Exemple : Kasia …

  • will try to be nicer if you try to be smarter.
  • can always tell when a politician is lying. His mouth moves.
  • isn’t perfect but she’s so close she scares herself.
  • may be fat, but you’re ugly, and she can diet.
  • is so poor that she hangs the toilet paper out to dry



Si j’étais patron …

27032009

1. Je n’obligerais pas mes employés à venir au bureau tous les jours à heures fixes : je leur permettrais de travailler de chez eux (ou d’ailleurs), quand leur présence n’est pas indispensable et j’exploiterais les possibilités offertes par Internet, les outils bureautiques et les ordinateurs portables.

2. Je serais la plus claire possible dans la formulation des missions et des objectifs, avec des échéances régulières, sans jamais oublier de dire « merci », « c’est bien ou d’expliquer pourquoi je ne suis pas satisfaite.

3. J’installerais une salle de détente dans les locaux, avec une bibliothèque, une cuisine, une table à manger, un canapé (et une machine à café gratuite).




XI. Ton job tu aimeras

27032009

ihatemyjob.gif

73 % des Français se déclarent heureux dans leur travailSelon Opinion Way, l’institut qui a réalisé le sondage, ils ne seraient que 5 % à vraiment détester leur job.  Ces chiffres m’étonnent car beaucoup de gens autour de moi se plaignent qu’ils s’ennuient et qu’ils sont malheureux dans leur boulot. Effet de génération ou pas, je constate que la plupart des jeunes de mon âge sont critiques, exigeants et impatients. Il apparaît qu’on ne supporte pas l’autorité ni les horaires fixes et le lieu unique, qu’on s’ennuie très vite et qu’on a besoin de donner « un sens » à ce qu’on fait.  Mon travail actuel (je suis en stage) n’est ni désagréable ou fatigant ou difficile, mais je ne me sens pas à ma place. Ma vraie vie est ailleurs et j’ai l’impression de perdre mon temps. Pourtant, j’aime travailler, j’ai fait de longues études, je ne suis pas paresseuse. En fait,je me suis fait arnaquer. Non pas parce que mon stage ne me donne pas pleine satisfaction, mais parce que j’en suis venue à considérer, comme nombre de mes congénères, qu’un job a l’obligation d’être agréable et épanouissant. Qui a bien pu me mettre toutes ces idées en tête ?

Lire la suite… »







Ultrarésistance |
Tu l'as dit, Souris! |
Pensées Libres... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | BILAOGY
| LA GRANDE GUERRE 1914-1918
| Le Cercle de Lumière