Déménagement !

6042009

Pour fêter ses deux ans d’existence, le blog de Kasia change d’adresse.

Rendez-vous sur les http://lesprocrastinateurs.wordpress.com




Gran Torino

3042009

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 » Les beaux livres sont écrits dans une sorte de langue étrangère. Sous chaque mot chacun de nous met son sens ou du moins son image. qui est souvent un contresens. Mais dans les beaux livres, tous les contresens qu’on fait sont beaux.« 

Dans Contre Sainte-Beuve, Proust soutient que la force d’une oeuvre n’est pas dans l’intention de l’auteur (qu’on pourrait réduire de manière simpliste à la volonté de communiquer un message), mais dans la manière dont le lecteur ou le spectateur se l’approprie, au moyen de quelques interprétations qui sont parfois des projections fantasmées. Prenons l’exemple du dernier Clint Eastwood, Gran Torino. Je suis allée le voir avec un ami et nous en sommes sortis tous les deux fort gênés, presque mal à l’aise, tant nous y avons trouvé de choses en écho avec notre propre histoire. Je pense à mon père, lui pense au sien, mais pour des raisons différentes, nous n’arrivons pas à nous accorder sur le personnage. On s’est tous deux pris une claque, pour des raisons strictement différentes.

Puisqu’il faut sacrifier à la règle de toute chronique ciné, voici un résumé express. C’est l’histoire d’un vieux con, misanthrope et raciste, qui devient le héros de son quartier le jour où il s’oppose à une bande de petits malfrats qui sèment la terreur. Naturellement, la vraie histoire, ce n’est absolument pas ça.

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Un pavé dans la mare

2042009

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La critique incendiaire est un mythe. Mettons de côté les pugilats cathodiques d’un Eric Naulleau ou même persiflages acerbes d’un Yann Moix dans le Figaro. Que reste-t-il ? Les chroniques du Magazine littéraire ou du Monde des livres ?  Les avis de lecteurs sur chapitre.com ou amazon.fr, sinon dithyrambiques (« un chef d’oeuvre ! »), du moins indulgents (« à lire ») ? En vérité, la plupart des critiques littéraires n’en sont pas, ce sont juste des avis positifs, éventuellement argumentés (ce qui est rarement le cas des avis négatifs, ou haineux). J’aurais bien aimé, par exemple, trouver autre chose que des éloges admiratifs au sujet du roman Jean-Marie Blas de Roblès,  Là où les tigres sont chez eux. Ca m’aurait évité d’être aussi déçue en le lisant.

Rappelons brièvement l’histoire : il y a quatre trames superposées. Il y a celle d’Eleazard von Wogau (l’un des noms littéraires les plus moches que je connais), un correspondant journaliste qui vit au Brésil et annote un livre sur un savant du XVIIème qui s’est toujours trompé sur tout. Le récit de la vie de cet homme, Athanase Kircher, constitue la seconde trame du livre. Il y a le parcours de la fille d’Eléazard, Moéma, qui se cherche dans la drogue, les expériences sexuelles, et le chamanisme, ainsi que celle de son ex-femme, Elaine, perdue dans la jungle amazonienne en compagnie d’un ancien nazi-dealer de drogue. Ca fait quatre. A cela s’ajoutent encore la vie de Nelson, un estropié  des favelas, celle du gouverneur (malfaiteur) Moreiro, et de sa femme Carlotta, une desperate housewive do Brazil. Sansparler de Loredana, Soledade, Thais, etc.
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Zexy People

1042009

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Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant : c’est le matin, je me lève, comateuse, la bouche pâteuse, je vais dans la salle de bain, j’allume la lumière et je pousse un cri en apercevant Godzilla-mais-avec-des-cheveux dans la glace. Consciente d’être en plein cauchemar, je déclare forfait et retourne me coucher. Une demi-heure plus tard, j’essaie de me convaincre que ce n’était qu’un mauvais rêve, mais par précaution, j’évite les miroirs.D’après ce que j’ai pu comprendre, je ne suis pas la seule à connaître ce genre d’expérience. A toutes les victimes (et je sais qu’elles sont nombreuses) du syndrome de la sale-gueule-du-matin (l’haleine-de-coyote-putréfié est un phénomène qui mérite un traitement à part), je dédie ce post plein d’espoir. N’oubliez jamais qu’il y a toujours pire que soi !

Non, ce ne sont pas des paroles en l’air ni des dictons de mamie : il y a un site magique qui permet de guérir de tous ses complexes. Si vous ne le connaissez pas encore, précipitez-vous sur sexypeople-blog.com. Comment parler de SexyPeopleBlog sans tomber dans le lyrisme convenu ou dans l’apologie de la médiocrité ? C’est tout de même LE site ultime de la photo dossier, qui prouve qu’on n’a pas besoin d’être moche pour avoir une sale gueule. Alors oui, c’est méchant, oui ça tape très bas, ça va chercher dans les années 80 et même avant, quand Photoshop n’existait pas, quand la coupe mulet était au top, de même que le pull à motifs bucoliques ou les lunettes aux verres fumés.  Mais c’est pour la bonne cause ! Côté éditorial, Renzo, le créateur du site, nous donne une leçon d’épure, dans le style « no comment » … Il faut dire que les photos se suffisent à elles-mêmes.

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