Revolutionary Road, la bien nommée.

22012009

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Parviendrons-nous à échapper à la médiocrité ? Serons-nous meilleurs que ceux que nous méprisons, vous savez, ces gens dont la vie nous paraît tellement banale et insignifiante qu’on n’en voudrait pas, même en promo? Et que faire le jour où on se rend compte que cette vie médiocre, ennuyeuse et insipide, c’est la nôtre ? Ces questions, que nous sommes nombreux à nous poser, sont au coeur du film Revolutionary Road, adapté d’un roman de Richard Yates. Dans la première scène du film, Frank (Leonardo Dicaprio) rencontre la belle April (Kate Winslet). Ils sont jeunes, libres et indolents. Elle rêve d’être actrice, lui veut «vraiment ressentir les choses» :  ayant la médiocrité en horreur, leur projet commun se construit en opposition à la vie conventionnelle de l’Américain moyen.

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Australia : le film que je n’irai pas voir

5122008

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D’habitude, je commente sur ce blog les films que j’ai vus et qui m’ont particulièrement touchée. Une fois n’est pas coutume, j’aimerais parler d’un film qui m’a l’air tellement mauvais qu’aller le voir serait une perte de temps (et de neurones). J’entends déjà vos critiques : « Don’t judge a book by its cover », « il ne faut pas se fier aux apparences ». Vous aurez sans doute raison ; de nombreux films sont injustement boudés en raison d’un plan marketing inefficace. Je me permets d’insister cependant : Australia, dans le genre film lacrymal à midinettes, a l’air d’une sinistre bouse.

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Vicky Cristina Barcelona, jamais deux sans trois

26102008

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Je gage qu’il ne sera pas nécessaire de déployer des trésors de rhétorique pour vous convaincre d’aller voir Vicky, Cristina, Barcelona. Pour peu que le nom de Woody Allen seul peine à vous mener jusqu’au cinéma, vous ne resterez pas insensible à celui de Scarlett Johansonn, de Penelope Cruz, voire de Javier Bardem (il en faut pour tous les goûts), réunis dans un triangle artistico-érotique pour le moins caliente! Tout au long du film, c’est bien d’amour à trois dont il est question, dans ses combinaisons variées et chassés-croisés échangistes. Coquin plus que grivois, Woody Allen ne fait pas réellement l’apologie du triolisme, dont il montre les limites assez rapidement. En revanche, il braque la caméra sur la tierce personne qui se cache souvent derrière un couple, le consolide, le justifie ou le détruit. Comme si pour être deux, il fallait être trois. C’est sûr qu’on s’ennuie moins ainsi. Seul problème : la plupart du temps, il y en a un qui se croit deux quand ils sont trois … La conclusion du film est assez schoppenauerienne, teintée de cet humour amer et pessimiste qui caractérise Woody Allen : qu’elles soient à deux ou a trois, les relations amoureuses sont vouées à l’échec ou à la médiocrité.  Seule « consolation » : on se contente finalement assez bien de la médiocrité.




Broken English, l’amour sans Photoshop

31072008

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Si Bridget Jones avait été réalisé par Sofia Coppola, ça s’appelerait Broken English. Soyons réalistes : les chances que vous alliez voir ce film, premier long métrage de Zoe Cassavetes, fille de John (Cassavetes) et de Gina (Rowlands), sont pelliculaires. Premier et principal obstacle : la faiblesse de la distribution (il n’est projeté que dans 22 salles en France, dont 3 seulement à Paris). Le côté « ciné indé » + « fille de » est à double tranchant : il peut agir comme aphrodisiaque ou comme spray répulsif, c’est selon. La synopsis peut laisser sceptique, tant il  semble que tout a été dit sur l’amour, la rencontre, la difficulté de s’engager, la crise de la trentaine. Le profil de Nora rappelle celui de nombreuses célibataires endurcies : tous ses amis sont en couple, sa famille lui met la pression, elle boit trop et/donc couche avec des cons. Naturellement, lorsqu’enfin un homme lui parle d’amour, avec un accent français ignoble (« youard so bioutie-foule, ken ail quisse you? »), elle prend la tangente. C’est que la demoiselle est, en plus, sévérement névrosée ! En dépit de la catégorie « Comédie romantique », ce n’est ni une franche comédie ni très romantique. Et pourtant …

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L’art de coucher au bon moment (Deux soeurs pour un roi)

16042008

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L’intérêt de Deux soeurs pour un roi ne réside pas vraiment dans son aspect « historique » (si vous êtes féru d’histoire médiévale, l’excellente série The Tudors est bien plus instructive). Si le film demeure intéressant, c’est parce qu’il soulève un cas de conscience amoureux bien connu : quand est-ce le bon timing pour coucher ? Le film illustre les deux cas de figure, à travers l’exemple successif de deux soeurs, l’une qui couche trop tôt (et qui se fait jeter), l’autre qui couche trop tard (et qui se fait décapiter).

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Il était une fois … un film plutôt sympa

4012008

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Une princesse cucul, un prince charmant et une vilaine sorcière : charme de Patrick Dempsey mis à part, le dernier film Disney n’avait pas l’air très rock’n'roll. Ca sentait la meringue des bons sentiments dans le monde des gens zéro défaut. Au final, Il était une fois se savoure comme Ferrero Rocher après un repas de Noël. On frise l’écoeurement mais c’est tellement bon !
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Jan Kounen fait-il son Molière ?

30092007

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L’adaptation du roman de F. Beigbedder par Jan Kounen était très attendue (au tournant). Sorti le 26/09, le film a fait le meilleur démarrage de la semaine et est beaucoup moins agaçant que le livre. Je rappelle l’histoire : Octave Parango est un publicitaire qui souffre du complexe de Dieu (à base de « c’est moi qui décide de ce que vous allez aimer demain », rien que ça). Et puis un jour il a une crise prise de conscience : il découvre qu’il n’aime pas ce qu’il fait, il en a marre de ce monde de faux-culs, de requins, de cokés dont il fait partie. De là, entre dépression et sabotage, il tente de faire péter le « système » de l’intérieur …

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Hostel 2 vs. La colline a des yeux 2

16072007

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Dans le genre sanglant contre gore, voici un petit comparatif entre ces deux suites, dont je précise que je n’ai pas vu les volets numéro 1 (et ce n’est pas gênant pour suivre). On peut dire d’emblée que l’un d’eux est naze et l’autre pas mal. A vous de deviner lequel …

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Persepolis ****

4072007

punk is not ded

Marjane Satrapi et Vicent Paronnaud, 2007, 1h35.

Prix du Jury au Festival de Cannes 2007, cette animation adaptée de la bande-dessinée éponyme de Marjane Satrapi est un véritable bonheur d’intelligence et d’humour. D’un côté, la trame politique avec la République islamique d’Iran vue de l’intérieur : guerres, folie meurtrière et fondamentalisme. De l’autre, la trame autobiographique et l’évocation des étapes importantes de la vie : l’insouciance de l’enfance, les difficultés de l’adolescence, les choix difficiles de l’âge adulte. En mélangeant les deux on obtient un film délicieusement ironique et caustique qui moque la bêtise, pour mieux dénoncer l’absurdité révoltante de certaines postures idéologiques.

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Ocean’s 13 **

28062007

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de Steven Soderbergh (2007). 2h02

Dans ce troisième volet, Danny et ses gentlemen-cambrioleurs de potes s’en prennent à Mr. Bank (Al Pacino), qui a expédié l’un des leurs à l’hôpital. Nulle question d’argent ici : il s’agit de se venger du bonhomme en ruinant son casino tout nouveau tout beau. Nulle question de bonnes femmes : elles sont à la maison et « ce n’est pas leur cuisine ». Cela aurait pu être le meilleur Ocean si seulement il était sorti en premier, mais le film assume pleinement de n’être qu’une suite, à destination des fans.

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