Un pavé dans la mare

2042009

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La critique incendiaire est un mythe. Mettons de côté les pugilats cathodiques d’un Eric Naulleau ou même persiflages acerbes d’un Yann Moix dans le Figaro. Que reste-t-il ? Les chroniques du Magazine littéraire ou du Monde des livres ?  Les avis de lecteurs sur chapitre.com ou amazon.fr, sinon dithyrambiques (« un chef d’oeuvre ! »), du moins indulgents (« à lire ») ? En vérité, la plupart des critiques littéraires n’en sont pas, ce sont juste des avis positifs, éventuellement argumentés (ce qui est rarement le cas des avis négatifs, ou haineux). J’aurais bien aimé, par exemple, trouver autre chose que des éloges admiratifs au sujet du roman Jean-Marie Blas de Roblès,  Là où les tigres sont chez eux. Ca m’aurait évité d’être aussi déçue en le lisant.

Rappelons brièvement l’histoire : il y a quatre trames superposées. Il y a celle d’Eleazard von Wogau (l’un des noms littéraires les plus moches que je connais), un correspondant journaliste qui vit au Brésil et annote un livre sur un savant du XVIIème qui s’est toujours trompé sur tout. Le récit de la vie de cet homme, Athanase Kircher, constitue la seconde trame du livre. Il y a le parcours de la fille d’Eléazard, Moéma, qui se cherche dans la drogue, les expériences sexuelles, et le chamanisme, ainsi que celle de son ex-femme, Elaine, perdue dans la jungle amazonienne en compagnie d’un ancien nazi-dealer de drogue. Ca fait quatre. A cela s’ajoutent encore la vie de Nelson, un estropié  des favelas, celle du gouverneur (malfaiteur) Moreiro, et de sa femme Carlotta, une desperate housewive do Brazil. Sansparler de Loredana, Soledade, Thais, etc.
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Le monoxyde de l’ennui

30032009

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Quand je me sens déprimée, c’est-à-dire un jour sur deux en ce moment (ce qui est plutôt une bonne moyenne), j’en viens toujours à envisager d’aller voir un psy, une fois pour toutes. Et puis l’instant suivant, je me remémore cette phrase de Blaise Pascal, qui a le don de remettre les choses en perspective : « Tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos, dans une chambre. » Eh oui, ami humain, comprends bien : tu es malheureux parce que tu détestes t’ennuyer. Tu peux arrêter le Lexomil et reprendre une activité normale. Ca fera 150 €.

Evidemment, ce n’est pas aussi simple que ça, mais tout de même. L’ennui est un ennemi insidieux, comme le monoxyde de carbone : inodore et incolore, on le croirait inoffensif alors qu’il est toxique². Pourtant, c’est l’ennui qui nous pousse dans des aventures foireuses (qui ne s’est jamais retrouvé à une soirée loose et glauque, en compagnie de gens paranormaux, juste parce que non, un samedi soir à la maison, c’est pas possible?). Dans le film Ken Park, de Larry Clark, c’est l’ennui fatal qui pousse les jeunes d’une petite ville américaine à se droguer et à coucher avec n’importe qui.

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XI. Ton job tu aimeras

27032009

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73 % des Français se déclarent heureux dans leur travailSelon Opinion Way, l’institut qui a réalisé le sondage, ils ne seraient que 5 % à vraiment détester leur job.  Ces chiffres m’étonnent car beaucoup de gens autour de moi se plaignent qu’ils s’ennuient et qu’ils sont malheureux dans leur boulot. Effet de génération ou pas, je constate que la plupart des jeunes de mon âge sont critiques, exigeants et impatients. Il apparaît qu’on ne supporte pas l’autorité ni les horaires fixes et le lieu unique, qu’on s’ennuie très vite et qu’on a besoin de donner « un sens » à ce qu’on fait.  Mon travail actuel (je suis en stage) n’est ni désagréable ou fatigant ou difficile, mais je ne me sens pas à ma place. Ma vraie vie est ailleurs et j’ai l’impression de perdre mon temps. Pourtant, j’aime travailler, j’ai fait de longues études, je ne suis pas paresseuse. En fait,je me suis fait arnaquer. Non pas parce que mon stage ne me donne pas pleine satisfaction, mais parce que j’en suis venue à considérer, comme nombre de mes congénères, qu’un job a l’obligation d’être agréable et épanouissant. Qui a bien pu me mettre toutes ces idées en tête ?

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Vicky Cristina Barcelona, jamais deux sans trois

26102008

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Je gage qu’il ne sera pas nécessaire de déployer des trésors de rhétorique pour vous convaincre d’aller voir Vicky, Cristina, Barcelona. Pour peu que le nom de Woody Allen seul peine à vous mener jusqu’au cinéma, vous ne resterez pas insensible à celui de Scarlett Johansonn, de Penelope Cruz, voire de Javier Bardem (il en faut pour tous les goûts), réunis dans un triangle artistico-érotique pour le moins caliente! Tout au long du film, c’est bien d’amour à trois dont il est question, dans ses combinaisons variées et chassés-croisés échangistes. Coquin plus que grivois, Woody Allen ne fait pas réellement l’apologie du triolisme, dont il montre les limites assez rapidement. En revanche, il braque la caméra sur la tierce personne qui se cache souvent derrière un couple, le consolide, le justifie ou le détruit. Comme si pour être deux, il fallait être trois. C’est sûr qu’on s’ennuie moins ainsi. Seul problème : la plupart du temps, il y en a un qui se croit deux quand ils sont trois … La conclusion du film est assez schoppenauerienne, teintée de cet humour amer et pessimiste qui caractérise Woody Allen : qu’elles soient à deux ou a trois, les relations amoureuses sont vouées à l’échec ou à la médiocrité.  Seule « consolation » : on se contente finalement assez bien de la médiocrité.




Il était une fois … un film plutôt sympa

4012008

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Une princesse cucul, un prince charmant et une vilaine sorcière : charme de Patrick Dempsey mis à part, le dernier film Disney n’avait pas l’air très rock’n'roll. Ca sentait la meringue des bons sentiments dans le monde des gens zéro défaut. Au final, Il était une fois se savoure comme Ferrero Rocher après un repas de Noël. On frise l’écoeurement mais c’est tellement bon !
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Une vieille maîtresse *

2062007

pas si vieille que ça, la maîtresse
Catherine Breillat. 2007. 1h50

Il s’agit d’une adaptation de l’oeuvre de Barbey d’Aurevilly, avec Asia Argento dans le rôle-titre.  Ryno de Marigny s’apprête à épouser la jeune  Hermangarde qu’il jure aimer de tout son coeur, mais auparavant, il doit rompre avec la Vellini, sa maîtresse depuis dix ans. Or, cette dernière n’entend pas se faire larguer de la sorte … Qui l’emportera de la vierge ou de la diablesse ?

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Chroniques Martiennes

22052007

 Chroniques Martiennes

The Martian Chronicles de Ray Bradbury ont été publiées en 1946. L’auteur de Fahrenheit 451 (né en 1920) figure désormais au panthéon littéraire international et l’on peut dire qu’il a donné ses lettres de noblesse au genre science-fictif.

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Jobs d’étudiants

1052007

Dans la vie, il y a deux types de personnes : celles qui travaillent pour se payer leurs vacances et les autres. Un boulot d’étudiant est, par essence, ingrat. Mais il y en a qui le sont plus que d’autres. Voici une série de jobs classés selon leur degré d’ingratitude (d’après mon expérience personnelle).

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